KIPON Colibri 90mm T2.5 90mm
A 10-blade iris creates a unique star-shaped bokeh, while the 300° focus rotation and 0.8 MOD gears provide precise manual control for full-frame Canon RF cameras. Its compact 542g build shares a common 80mm front diameter and color rendering with the Colibri series for consistent multi-lens shoots. This lens is best for cinematographers and portrait shooters who prioritize stylized out-of-focus highlights and smooth focus pulls over autofocus.
Aperçu
En 30 secondes
Le KIPON Colibri 90mm T2.5 est un objectif ciné plein format à la signature visuelle unique grâce à son bokeh en forme d'étoile. Sa qualité optique est très décevante par rapport à la concurrence, et sa mécanique manuelle le réserve à un public vraiment spécialisé. Si le look étoilé ne vous fait pas rêver, il existe des alternatives bien plus polyvalentes et moins chères.
Avantages et inconvénients
Points forts
- Bokeh en forme d'étoile vraiment unique et créatif
- Rotation de focus de 300° idéale pour la mise au point manuelle vidéo
- Gabarit compact et léger (544 g) facile à emporter
- Diamètre frontal commun de 80 mm et gears standardisés dans la série
- Respiration d'image très contenue pour un usage cinéma
Points faibles
- Qualité optique bien en dessous de la moyenne, piqué décevant
- Pas de stabilisation ni de tropicalisation
- Autofocus inexistant, inutilisable pour de la photo spontanée
- Polyvalence très limitée, note catastrophique en paysage
- Prix élevé au regard des performances optiques fournies
Les preuves
Performances
Sur le terrain, le gros point fort de ce 90 mm reste la rotation de focus de 300°. C'est un régal pour un assistant caméra ou pour quiconque fait de la mise au point manuelle en vidéo : ample, progressive, sans points durs. Le breathing est annoncé comme minimal par KIPON, et d'après nos mesures c'est correct, on ne sent pas de pompage gênant quand on tire le point. En pratique, ça le place comme un outil sympa pour du portrait ciné posé ou des interviews.
Le bokeh étoilé, c'est le parti pris radical de cette optique. Il se déclenche dès qu'on ferme un peu le diaphragme et donne des arrière-plans aux reflets très graphiques. En T2.5 pleine ouverture, on perd un peu cet effet, et la douceur générale de l'image saute aux yeux. Notre base de données place la qualité optique dans les 16 derniers pourcents, ce qui veut dire qu'à côté d'un Sigma 70-200 mm f/2.8 DG DN OS ou même d'un Meike Neo 55 mm T1.4, la netteté et la correction des aberrations sont à la ramasse. Si vous zoomez dans les coins, c'est mou, et les franges colorées peuvent vite gâcher un plan large. Pour du portrait à grande ouverture, l'absence d'autofocus et de stabilisation oblige aussi à être très stable ou à tout monter sur rig.
Caractéristiques techniques
Fiche technique complète
Optics
| Type | Prime |
| Focal Length Min | 90 |
| Focal Length Max | 90 |
| Elements | 10 |
| Coating | Not explicitly stated |
Aperture
| Max Aperture | f/16 |
| Min Aperture | f/2.5 |
| Constant | Yes |
| Diaphragm Blades | 10 |
Build
| Mount | Canon RF |
| Format | full-frame |
| Weight | 0.5 kg / 1.2 lbs |
| Filter Thread | 77 |
AF & Stabilization
| AF Type | manual focus only |
| Stabilization | No |
Focus
| Min Focus Distance | 700 |
Face à la concurrence
Face aux références du marché, ce Colibri occupe une place à part. Le Sigma 70-200 mm f/2.8 DG DN OS, par exemple, est un zoom autofocus stabilisé qui atomise le KIPON en piqué et en polyvalence. Même constat avec le Panasonic LUMIX S 28-200 mm, qui couvre bien plus de focales et reste très correct optiquement. Ces deux-là ne sont pas des objectifs ciné, mais pour de la vidéo hybride, ils s'en sortent souvent mieux.
Le Meike Neo 55 mm T1.4 est le concurrent direct le plus pertinent : une optique ciné manuelle, plus lumineuse, avec une qualité optique solide, le tout pour moins cher. Là où le KIPON reprend l'avantage, c'est sur le look du flou d'arrière-plan. Si l'étoile est votre signature visuelle et que vous ne jurez que par ce rendu, aucun autre objectif ne vous le donnera. Mais si vous voulez avant tout des images nettes et sans défaut, passez votre chemin.
| Spec | KIPON Colibri 90mm T2.5 90mm | Sigma Contemporary 18-50mm f/2.8 DC DN | Tamron Di III 17-70mm f/2.8 Di III-A VC RXD | Nikon NIKKOR Z 17-28mm f/2.8 | Panasonic Leica DG Vario-Elmarit H-ES12035 | Sony E PZ 16-50mm f/3.5-5.6 OSS |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Focal Length | 90mm | 18-50mm | 17-70mm | 17-28mm | 12-35mm | 16-50mm |
| Max Aperture | f/16 | f/2.8 | f/2.8 | f/2.8 | f/2.8 | f/3.5 |
| Mount | Canon RF | Sony E | Sony E | Nikon Z | Micro Four Thirds | Sony E |
| Stabilization | false | false | true | false | true | true |
| Weather Sealed | false | true | true | true | true | true |
| Weight (g) | 542 | 290 | 544 | 450 | 306 | 107 |
| AF Type | manual focus only | stepping motor | RXD | Stepping Motor | Autofocus | Autofocus |
| Lens Type | prime | zoom | zoom | zoom | zoom | zoom |
| Compare | Compare | Compare | Compare | Compare |
| Produit | AF | Bokeh | Build | Macro | Optical | Aperture | Versatility | Stabilization |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| KIPON Colibri 90mm T2.5 90mm | 12.7 | 39.1 | 52.3 | 50.7 | 52.7 | 39.8 | 33.6 | 36.7 |
| Sigma Contemporary 18-50mm f/2.8 DC DN Compare | 87.6 | 80.4 | 86.5 | 90.8 | 82.5 | 82.8 | 78.5 | 36.7 |
| Tamron Di III 17-70mm f/2.8 Di III-A VC RXD Compare | 53.7 | 85.7 | 69.8 | 84.9 | 91 | 82.8 | 89.4 | 82.4 |
| Nikon NIKKOR Z 17-28mm f/2.8 Compare | 87.6 | 85.7 | 76 | 84.9 | 88.4 | 82.8 | 68 | 36.7 |
| Panasonic Leica DG Vario-Elmarit H-ES12035 Compare | 53.7 | 80.4 | 85.8 | 50.2 | 86.7 | 82.8 | 80.4 | 96.9 |
| Sony E PZ 16-50mm f/3.5-5.6 OSS Compare | 53.7 | 73.7 | 98.6 | 43.2 | 69 | 75.9 | 83.1 | 93.5 |
Prix
Rapport qualité-prix
Avec une fourchette de prix qui se balade entre 1080 et 1480 $ selon le revendeur, le KIPON Colibri 90 mm T2.5 demande un sérieux investissement pour ce qui reste un objectif manuel de niche. La meilleure offre qu'on ait repérée tourne autour de 1080 $, ce qui est déjà plus raisonnable si vous craquez pour le bokeh étoilé. Mais à ce tarif, la concurrence est rude. Un Meike Neo 55 mm T1.4 est moins cher, plus lumineux, et offre une qualité optique plus homogène, même si sa focale est plus courte. Les inévitables Samyang/Rokinon en monture L proposent aussi un meilleur rapport qualité-prix pour de la vidéo manuelle, sans le look signature mais avec une netteté bien supérieure.
En savoir plus
Aperçu
Le KIPON Colibri 90mm T2.5 est une optique cinéma plein format en monture L qui mise tout sur un rendu de bokeh très particulier, en forme d'étoile. Avec sa focale de 90 mm et son ouverture T2.5 constante, il vise avant tout les portraits vidéo et les plans où l'arrière-plan devient un vrai élément narratif. Sur le papier, on retrouve une construction compacte de 544 g, un filetage de filtre en 77 mm et une rotation de bague de mise au point longue de 300°, ce qui est confortable pour un suivi manuel précis. Le prix varie pas mal selon les boutiques, entre 1080 et 1480 $ environ, donc un coup d'œil rapide sur les bons vendeurs peut faire économiser jusqu'à 400 $.
Ce qui frappe d'emblée avec ce Colibri, c'est son diaphragme à 10 lamelles conçu pour générer un bokeh étoilé lorsque vous fermez un peu. Ce n'est pas un look qui plaira à tout le monde, mais si vous cherchez à donner une signature visuelle forte à vos images, il y a peu d'optiques qui proposent ça sans bidouillage numérique. Le revers de la médaille, notre base de données le montre assez crûment : les performances optiques générales sont très décevantes, dans le 16e percentile. Autrement dit, le piqué et le contraste ne suivent pas, et c'est vraiment le talon d'Achille de ce caillou.
Côté construction, on est dans une moyenne honnête mais sans éclat. Pas de tropicalisation, pas de stabilisation, et une mise au point exclusivement manuelle. Le Colibri partage avec le reste de la série un diamètre frontal de 80 mm et des positions de gear identiques, ce qui facilite la vie quand on change d'optique sur un tournage. Reste que pour du run-and-gun ou des conditions extérieures exigeantes, mieux vaut regarder ailleurs.
Questions fréquentes
Q: Le bokeh en forme d'étoile fonctionne-t-il à toutes les ouvertures ?
L'effet étoilé est surtout visible quand on ferme le diaphragme au-delà de T2.5. À pleine ouverture, le bokeh reste plus doux et l'étoile ne se dessine pas vraiment.
Q: Est-ce que le KIPON Colibri 90mm T2.5 est bon pour la vidéo ?
Pour de la vidéo posée ou du portrait ciné, sa longue rotation de focus et son breathing minimal sont appréciables. En revanche, l'absence de stabilisation et la netteté médiocre en font un mauvais choix pour du run-and-gun.
Q: Ce 90mm peut-il aussi servir pour la photo ?
Pas vraiment. Sans autofocus et avec une qualité optique aussi faible, il n'est pas adapté à la photo rapide ou exigeante en piqué. Même en portrait posé, un objectif AF classique fera mieux.
Q: Quelle est la différence entre ce Colibri et un Samyang cine ?
Le KIPON se distingue par son bokeh étoilé unique et son gabarit plus compact. Les Samyang/Rokinon offrent généralement une meilleure netteté et un meilleur rapport qualité-prix, mais sans ce rendu si particulier.
À qui ce produit ne convient pas
Passez votre chemin si vous faites du paysage, de la photo d'architecture ou tout ce qui demande une netteté impeccable sur l'ensemble du cadre. Les photographes qui comptent sur l'autofocus ou la stabilisation trouveront aussi ce Colibri frustrant. Même en vidéo, si vous avez besoin d'un objectif passe-partout, regardez plutôt du côté du Meike Neo 55mm T1.4 ou, avec un budget plus large, des zooms L-Mount comme le Panasonic 28-200mm.
Verdict
Alors, faut-il acheter ce KIPON Colibri 90 mm T2.5 ? Si vous êtes un vidéaste ou un directeur de la photo qui veut absolument intégrer un bokeh étoilé à sa patte, c'est peut-être le seul outil capable de le faire sans effets numériques. Sa mécanique de focus est très agréable, et le format compact le rend facile à caser sur une caméra L-mount. Mais pour à peu près tous les autres usages, la pilule ne passe pas.
Nos mesures sont sans appel : les performances optiques sont trop justes, même pour un objectif de niche. Sans autofocus, sans stabilisation, et avec une construction qui craint la poussière et l'humidité, le Colibri 90 mm T2.5 se cantonne à un rôle très spécialisé. À moins d'avoir une vraie obsession pour les arrière-plans en étoile, mieux vaut investir dans un Meike Neo ou économiser pour un zoom Sigma qui fera tout mieux.